And : « A plus, mec.
Ci-Jess : _A tout à l'heure chouchou ! »
Je fais un signe de tête à Andreas et ne répond même pas à Cindy-Jessica. Je m'étire avec un grand sourire. Cette journée s'est plutôt bien passée et je ne risque pas de m'ennuyer ce soir. Je dois vous expliquer, Maman travaille de nuit en semaine, elle n'est jamais là le soir. Donc je ramène autant de filles que je veux elle ne s'en rend pas compte. Tant mieux pour moi.
Je mets mon I-Pod sur mes oreilles et tourne dans la rue derrière le lycée en chantonnant du Samy Deluxe.
Soudain, on me saisit par les épaules et on me plaque une main sur la bouche. Je tente de crier et me débat mais mon adversaire doit être énorme et doué d'une force surhumaine car il m'emmène comme une vulgaire poupée dans une ruelle à l'écart et me jette par terre, tout tremblant.
Je n'ai le temps de songer à rien qu'un coup de pied dans le ventre me coupe le souffle. Puis un autre, et encore un autre. J'ouvre grand les yeux de douleur et je n'ai plus de voix. On me roue de coups, je n'arrive même plus à pleurer. Je ne comprend pas : qu'est-ce que j'ai fait pour qu'on me tape comme ça ?
Ils sont trois je crois. Leurs énormes chaussures me laboure le ventre et le dos de coups, je ne peux que gémir de douleur. Je ne les vois pas, ma vue est brouillée, je donnerai n'importe quoi pour que ça s'arrête ...
Et puis, aussi soudainement que ça a commencé, tout s'arrête.
??? : « Il a son compte, Ali. On y va. »
Et ils me laissent là, meurtri, quasiment incapable de tenir sur mes jambes. J'essaie de me relever mais la douleur est horrible. En m'appuyant sur le mur, j'essaie de reprendre mon souffle mais j'ai trop mal. Je ferme les yeux et grimace. Je ne comprend pas pourquoi ils m'ont tapé. Je rentre chez moi en boitillant.
Tom : « Allô, Cin... Jessica ? Je ne peux pas te voir ce soir, désolé. »
Ellipse.And : « Qu'est-ce qui t'es arrivé mon pote ? »
Andreas me regarde d'un air inquiet.
Tom : « Rien, pourquoi ? je mens.
And : _Tu marche tout bizarre.
Tom : _Mais non !
And : _Mais s...
Jes-Ci : _Chouchouuuuu ! »
Revoilà l'autre pouf.
Je la salue distraitement.
En m'efforçant de ne pas boiter, je me dirige aux casiers, suivi par Andreas. Je m'entend bien avec lui, c'est un ami je pense. Je suis plus proche de lui que les autres mecs que j'ai rencontré jusqu'à maintenant. C'est cool.
D'ailleurs, des cris proviennent des casiers. Nous nous approchons et assistons, comme certains autres élèves, à une scène plutôt violente.
Bill est appuyé contre un mur et un mec lui bloque le passage, en larmes, hurlant comme un dément. Bill, lui, semble plutôt serein et profondément ennuyé.
Mec : « Mais Bill, je croyais que toi et moi on...
Le type ne finit pas sa phrase.
Bill : _On quoi ?
Mec : _Je croyais que... Je t'aime Bill !! Hier soir, ça ne compte pas pour toi ?
Bill : _Ecoute mon coco, je ne t'ai jamais demandé de tomber amoureux de moi. Hier soir, tu n'étais qu'un coup parmi d'autres, et loin d'être le meilleur. Déjà c'était une chose que quasiment personne ici ne peut espérer. Ensuite, si tu crois que j'ai la tête à me maquer avec un connard comme toi, tu ferais mieux d'aller te suicider tout de suite. Non mais t'as vu ta tête ? Tu crois vraiment que tu pouvais espérer autre chose qu'une bonne pipe de moi ? Allez, dégage de mon chemin, pauvre tache. T'as de la chance que je te démonte pas maintenant. »
Sur ce, il repousse violemment le type en larmes qui est trop étonné pour penser à bouger, et disparaît avec un rire méprisant.
Je regarde Andreas, incrédule.
And : « C'est courant, tu sais. Quasiment la moitié du lycée est passé dans le lit de Bill Trümper. Et l'autre moitié ne rêve que de ça. »
Je ricane avec dédain. Ce type ne se prend vraiment pas pour de la merde. Mépris, voilà tout ce que je peux avoir pour lui.
EllipseAndreas et moi allons manger. Heureusement pour moi, Jessica-Cindy ne mange pas en même temps que nous.
Ce self est cool, on a le choix entre plein de trucs ! (
ndA : voilà que l'auteur de ces lignes prend ses rêves pour des réalités ... x D) Je remplis bien mon plateau et suit Andreas lorsque je trébuche et me retrouve par terre. Un ricanement me fait tourner la tête. Bill. Il lui a suffit de tendre la jambe. Toute sa clique se marre. Il hausse un sourcil en me regardant dans les yeux et passe sa langue sur ses lèvres. Je déglutis difficilement. Bordel ! Je... je crois que j'ai envie de l'embrasser, là... C'est pas vrai ! Il ne réussira pas à me donner envie de lui. Je ne suis pas gay ! (
ndA : Roh Tomi te voile pas la face x D on t'aimera quand même huhu ... )
Je me relève et, heureusement pas taché, je vais chercher le balai pour réparer les dégâts. Je ne dis rien, je le regarde juste. Il me sourit méchamment. Je le défie un instant et susurre, de façon à ce qu'il soit le seul à m'entendre :
Tom : « Pauvre tapette... »
Il saisit mon poignet et ses ongles s'enfoncent dans ma chair. Les larmes me montent aux yeux sous la douleur mais je me force à le regarder dans les yeux sans piper mot. Il n'est pas satisfait. Il voudrait que je hurle de douleur. Je le sais. Je le vois. Il me lâche avec un sourire malsain et me siffle :
Bill : « Dégage, p'tite pute. »
Moi une petite pute ? Je le regarde avec haine, mais n'esquisse pas de geste pour le taper car, entouré de sa clique de gros muscle, je risque d'avoir bien plus que des bleus.
Puis je vais rechercher un plateau et rejoins Andreas à une table. Il me regarde, mi-anxieux, mi-admiratif.
And : « Tu fais ce que tu veux Tom, mais tu devrais...
Tom : _Faire attention à Bill, je sais. Et justement, je fais ce que je veux. A part quelques marques d'ongles et un verre cassé, il ne m'a encore rien fait de si terrible !
And : _J'essaie juste de te mettre en garde...
Tom : _Je pense surtout qu'il n'y a dans ce lycée qu'une belle bande de tapettes qui n'osent pas s'approcher d'un travelo juste pas qu'ils n'ont pas de couilles ! »
Je me lève, furieux et quitte le self. Je crois voir Andy soupirer mais tant pis pour lui ! Il faut bien que quelqu'un tienne tête à ce connard.
Tom : « A demain. »
Je quitte Andreas, faisant gaffe cette fois à ce que personne ne me suive dans la rue du derrière-lycée.
Pourtant, je n'ai pas fait 3 pas qu'une fois encore, je suis jeté dans la ruelle qui pue. On me retourne sur le dos. Je me trouve face à 5 personnes. 4 types baraqués et... Bill, qui me regarde avec une haine non contenue.
Bill : « Alors, petite tapette, on fait moins le malin ? »
Il sourit et envoie voler ma casquette du bout du pied.
Tom : « C'est pas moi la tapette ici ! »
Un violent coup de pied dans les côtes me fait taire.
Bill : « Ferme ta grande gueule ! »
Ses pieds me labourent le bide, comme hier soir à la même heure, sauf que cette fois il a pris la peine de se déplacer lui-même. Je sais maintenant que c'est lui qui a envoyé ces mecs hier soir. Les larmes commencent à ruisseler le long de mes joues sans que je puisse les arrêter.
Il jouit, je le vois. Me voir souffrir et pleurer le rend heureux. Il s'applique pourtant à ne pas le montrer, mias je vois que sa bouche frémis presque imperceptiblement : il jubile. Il fait soudain signe aux mecs qui me torturent de s'arrêter.
Bill : « Attend, je vais t'apprendre à aller acheter du shampoing, le dreadeux... »
Il sort d'une poubelle un tube de liquide vaisselle ou un truc du genre, crache dedans avant de me le vider sur la tronche.
Je hurle. Il me crie de me taire et me fout une droite qui me ferme la bouche. Il me crache au visage puis fait signe à ses « gardes du corps » de partir. Puis il s'en va en me criant « On n'en restera pas là ».
Mam : « Bonsoir, mon chéri. Tu as passé une bonne journée ?
Tom : _Oui. »je mens.
Je ne dirais pas à ma mère ce qui s'est passé. Je monte dans ma chambre, en subtilisant la boîte à pharmacie en chemin. Je ne comprend pas pourquoi Bill me hait autant. Je me décide à envoyer un texto à Andreas pour lui dire.
Tom :« And la bande a Bill ma tabaC tt a leur jsui tt cassé dsl de pas tavoir cru »
Je m'attends à ce qu'il me réponde quelque chose comme « je te l'avais bien dit » et qu'il n'accepte pas mes excuses mais il me répond :
« dsl vrmt tom jarrive »
En effet, quelques minutes plu tard, il sonne à ma porte.
Tom : « Salut.
And : _Salut.
Tom : _Entre. Maman, c'est Andreas, un pote, il vient régler un devoir avec moi. »
J'espère qu'Andy aura compris que ma mère n'est au courant de rien. Je le fais monter dans ma chambre.
And : « Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? »me demande-t-il, inquiet.
Je lui montre mon torse noir de bleus et d'ecchymoses. Il grimace.
And : « Je suis désolé. Je n'aurai pas du te laisser comme ça...
Tom : _Non, c'est de ma faute, And. J'ai sous-estimé ce type.
And : _C'est aussi de la mienne. J'aurai du te dire de quoi il est capable. Je suis content, il ne t'as pas trop amoché.
Tom : _ Pas trop amoché ?
Il hoche la tête.
And : _Il aurait pu faire bien pire. Ce type aurait pu t'envoyer dans le coma.
Je m'affale sur mon lit, la tête dans les mains.
Tom : _Bordel, dans quel lycée je suis tombé ?
And : _Dans un lycée ou circule drogue, coups et maladie. Tu t'y habitueras. Pour quelqu'un qui vient d'un endroit aussi douillet que toi, ça va être dur. Le lycée n'est rien comparé au quartier. Il faut que tu fasses gaffe, Bill est très puissant, et je ne parle pas que de son pouvoir de persuasion. Il est riche, il a des hommes, il a des armes. Il te détruira si tu t'opposes à lui. »
Je reste muet. J'ai envie de pleurer. Il aime me voir souffrir. Je ne lui laisserai pas ce plaisir. Je dois me battre. Tant pis si je dois y laisser ma vie. Au moins, on se souviendra ici de Tom Kaulitz, le seul à avoir été assez courageux pour s'opposer à Bill Trümper.
Je relève la tête.
Tom : « Bon, tu devrais y aller. A demain, Andy. »
Ellipse.Bill : “Tiens, mais c'est la petite tapette!”
Je ne réagis d'abord pas.
Bill : « Oh mais il boite ? Ne me dites pas qu 'il s'est cassé la figure dans les escaliers hier soir ? Pauvre chou ! »
Je me retourne.
Tom : « Tiens, mais c'est le gay qu'est pas capable de taper quelqu'un sans ses petits copains gorilles ! »
Je me barre avant qu'il ai réagi.
?? : « S'cuse le dreadé... T'aurais pas un peu d'herbe s'teu plait ? J'te rembourse dès demain !
Tom : _J'suis pas un camé, bordel ! Dégage connasse ! »
Je lui tourne le dos. Deuxième fois aujourd'hui. Je ne me drogue pas, juste une clope de temps en temps. Je me dirige vers les toilettes. Tandis que je me soulage dans un urinoir [
ndA : béh ouais, en même temps t'vas pas t'soulager dans la poubelle], j'entends des vomissements derrière une porte. Encore un bourré... Je remets ma braguette et sort de la cabine une fille squelettique, avec des cheveux ternes. Non mais qu'est-ce qu'elle fout dans les chiottes pour mecs ?
Je commence, au bout de 3 jours, à me rendre compte que ce lycée craint vraiment. Il est rempli de drogués, d'ano et de gays qui se touchent à tous les coins de chiottes. Et bien sûr, Bill règne sur tout ce chaos.
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Ende (von kapitel of course x D)
Hei = D
Encore une fois, un lien pour celui qui me trouve un titre = D J'en ai toujours pas pour le premier chapitre ... et comme personne n'a trouvé la répons eaux questions, ben je repose les mêmes x D
N'hésitez pas à me faire de la pub
J'ai besoin de lecteurs >_<
J'vous aime tous, tous ceux qui me lisent =)
10 coms pour la suite ?
Bisouux
Amy x X x